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Les français à bord

Martin Boulanger à bord du Logos Hope

Martin Boulanger à son poste d'informaticien

Martin Boulanger à son poste d'informaticien

Bien que la distance entre Lyon et Kiel, au nord de l'Allemagne, ne soit pas si grande ; monter à bord du dernier bateau d’OM, le Logos Hope, c’est faire un bond culturel pour la plupart des nouvelles recrues. Passer d’un environnement familial connu à une communauté multinationale de 350 personnes vivant en étroite proximité, est un changement qui se ressent beaucoup plus que l’on ne peut l’imaginer. Martin Boulanger âgé de 23 ans venant de Lyon était reconnaissant pour le temps considérable de préparation organisé par OM, avant qu'il n’embarque.

« Je suis venu sans aucune attente» a-t-il dit concernant son arrivée à la base d'OM à Mosbach en Allemagne, où des centaines de personnes destinées à différentes missions dans le monde entier étaient réunies pour dix journées de formation sur la vie multiculturelle et spirituelle. "Je l'ai trouvé très pratique," a-t-il continué. "J'ai appris comment gérer mes sentiments et mes émotions au moment où je quittais mon pays pour vivre quelque chose de très différent." De plus, ceux qui embarquaient pour le Logos Hope avaient droit à deux semaines supplémentaires de formation spécifique sur la vie à bord. Cela incluait des études en petit groupe, des outils pour le ministère et la sécurité à bord.

Informaticien et programmeur de sites internet, Martin, comme beaucoup d'autres rejoignant le Logos Hope, n'avait aucune expérience nautique avant son arrivée à bord. Cependant, la diversité des postes sur le bateau lui permet d'utiliser sa carrière pour la gloire de Dieu dans le service informatique - "Une réponse réelle à la prière," a-t-il admis. "Je ne pensait pas que c'était possible en ce monde!" Comme Martin l’a maintenant réalisé, Logos Hope est un monde à part; un monde où il aspire à grandir dans la connaissance et la maturité pendant ses deux années d’engagement. "J'espère découvrir beaucoup de choses - être ouvert et ne pas avoir peur - voir la puissance de Dieu toucher des vies." Et, il a ajouté en riant, "et voir le bateau naviguer en Europe ! »

Logos Hope est actuellement basé à Kiel en Allemagne. Pour le programme détaillé et d'autres informations, merci de visiter le site : http: // www.logoshope.org.

Un article d'OM International, 03 mars 2008

Le ministère d’envoi : mode d’emploi

Florian avec des détenus en Sri Lanka. Des équipiers du Doulos ont constuit des douches dans le pénitencier.

Florian avec des détenus en Sri Lanka. Des équipiers du Doulos ont constuit des douches dans le pénitencier.

Florian avec des détenus en Sri Lanka. Des équipiers du Doulos ont constuit des douches dans un pénitencier.

« Je veux partir en mission ! Est-ce que l’église peut m’aider ? » Nous prions que le Seigneur envoie des ouvriers dans la moisson, mais quand il s’agit d’un jeune dans mon église qui veut partir, comment réagir ? Envoyer quelqu’un en mission est à la portée de toute église, quelle que soit sa taille. A travers la France de plus en plus d’assemblées sont en train de faire cette expérience.

Nous avons demandé au pasteur Thierry Huser, (75) de nous faire part de l’expérience de son église dans l’envoi de Florian Berger sur le Doulos. Son église a une riche expérience de soutien des missionnaires, y compris les grands et arrière grands-parents de Florian ! Mais malgré cette expérience Thierry ajoute qu’il est difficile de se poser en « donneur de conseils. » On n’arrête pas d’apprendre. La nouveauté avec Florian est l’envoi d’un jeune, dans un ministère à court terme (2 ans).

Comment est-ce que vous voyez votre rôle vis-à-vis de Florian ?

Florian au travail

Florian au travail

Le premier rôle a été de conseiller et d’encourager Florian au moment où il a senti l’appel de Dieu à partir sur le Doulos. Il nous a paru important, ensuite, que l’église puisse contribuer à une part de son soutien financier. Maintenant qu’il est loin, la prière est le moyen principal par lequel nous pouvons prendre part à son ministère. Nous essayons aussi de garder un contact régulier avec Florian en lui envoyant chaque semaine les nouvelles de l’église, ainsi que des photos d’événements particuliers (merci au courrier électronique !). Dès que nous recevons des nouvelles de sa part, nous les transmettons à l’église. Il nous faudra aussi accompagner les chocs inévitables du « retour à la vie normale » de Florian.

Quelles ont été les étapes dans le processus de préparation de l’église pour ce projet ?

Florian a d’abord passé deux mois sur le Doulos, puis il est resté neuf mois parmi nous avant son départ pour deux ans. Cela a permis une bonne information : Florian a pu nous présenter son projet à partir du compte-rendu de son premier séjour. Nous avons aussi invité une équipe d’OM lors de l’un de nos cultes. Avant son départ, Florian a parlé à divers groupes (groupe de jeunes, école du dimanche).

Y a-t-il des leçons que vous avez apprises à travers cette expérience ?

La leçon principale – et la plus difficile - est la persévérance. Dès que nous avons des nouvelles, nous sommes heureux de nous y associer dans la prière. Mais la persévérance doit aussi continuer dans l’espace qui sépare les nouvelles. Le ministère d’une personne sur le Doulos implique aussi de longs temps de service de maintenance sur le bateau, périodes où l’on ne peut pas rendre compte d’actions « extraordinaires » au service de l’annonce de l’Evangile : il faut savoir s’associer à ce quotidien, penser à la vie relationnelle sur le bateau, et inclure ces moments plus ordinaires dans l’œuvre d’ensemble.

Avez-vous des conseils pour une église locale qui souhaiterait mieux développer le ministère d’envoi et de soutient des missionnaires ?

L’exigence principale est de garder vivant et régulier le lien avec la personne que l’on soutient. Charger une personne d’assurer la liaison régulière est utile. Il est bon aussi de penser à garder informé celui qui est loin, sur ce que vit l’église au jour le jour : la relation va dans les deux sens ! Et tout ce qui personnalise la relation est un bienfait et une richesse !

interview par Simon Bourn, décembre 2006


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